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je ne le dis à personne mais parfois je marche sur le tête je pousse je tire
quelqu’un me chuchote des mots d’amour à l’oreille je ne dis à
personne mais je sais que malgré tout l’amour se prend ailleurs je me demande qui
aime qui a besoin de qui dérapera qui sonnera la cloche et rira à en perdre la tête et
qui finira par finir mais de ça je n’en parle à personne non plus que parfois je
m’efface jusqu’à rentrer dans le plancher et bouger sous terre fulgurante
et blessée et que je me mets alors à rouler rouler dans la pente et que je me souviens
des cygnes aux cous cassés et je regrette oh je regrette pour les cygnes je regrette
infiniment pour la douleur trop grande que je porte en moi pour les actes déchirants et
irrémédiables que je commets